Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
2 juin 2010

Il n’est pas rare de voir des pensionnaires fêter leur centième anniversaire en maison de retraite. Partis de ce constat, des chercheurs danois essaient de découvrir ce qui se cache derrière cette longévité. Les scientifiques pensent que les gènes des centenaires détiennent de précieux secrets qui, une fois percés, pourraient permettre l’élaboration de traitements contre diverses maladies liées au grand âge.



Que peut-on apprendre des centenaires en maison de retraite ?
Les maisons de retraite s’enorgueillissent d’avoir au moins un centenaire parmi leurs résidents. Actuellement, il y a environ 450 000 centenaires dans le monde et leur nombre pourrait dépasser un million dans une vingtaine d’années. « Si vous dépassez 100 ans, c’est que vous avez eu une bonne santé et une bonne vie, sinon comment auriez-vous pu atteindre le sommet de la pyramide des âges ? », s’interroge Kaare Christensen, un scientifique du Centre danois de recherches sur le vieillissement. Le Dr Christensen étudie les gènes des personnes de plus de 100 ans dans l’espoir de développer des médicaments permettant de combattre les effets négatifs du vieillissement. Des chercheurs ont déjà découvert des gènes liés à la maladie d’Alzheimer, au diabète ou aux maladies cardiovasculaires. Les scientifiques concentrent à présent leurs efforts pour déceler un moyen de copier les « gènes de longévité ». Les laboratoires pharmaceutiques testent déjà divers produits fondés sur ces recherches.

Les facteurs de la longévité

Certes, les gènes ne peuvent pas tout expliquer : les scientifiques pensent que l’élément génétique ne représente qu’une petite partie des causes de la longévité. D’autres facteurs comme un mode de vie sain, une bonne alimentation et un environnement serein ont une influence sur la longévité. Mais les « gènes de longévité » existent et plus la personne vit longtemps, plus ils prennent d’importance. Aussi les scientifiques font-ils tous pour les identifier et comprendre comment ils agissent afin de combattre les maladies meurtrières. Avec l’espérance de vie qui croît à une vitesse vertigineuse – en moyenne  trois mois supplémentaires chaque année – les scientifiques estiment que la recherche ne doit plus être dirigée vers le développement d’une « pilule de vie ». Le but des recherches est à présent ce qu’on appelle la « compression de la morbidité », c’est-à-dire améliorer la santé des personnes âgées et réduire au minimum la période des maladies et de la dépendance. La recherche scientifique permettrait ainsi non seulement de vivre plus longtemps, mais surtout de profiter d’une meilleure qualité de vie dans les vieux jours.

Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite