Articles avec le tag ‘isolement’
Les activités en maison de retraite
La maison de retraite est avant tout un lieu de vie qui doit assurer le bien-être des résidents au quotidien. Au-delà des soins et de l’hygiène, cet environnement offre aux personnes âgées l’occasion d’enrichir leur vie socioculturelle, par le biais d’animations et d’activités adaptées aux capacités de chacun.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Des animations pour se divertir et renforcer le lien entre les résidents
La plupart des maisons de retraite emploient un animateur, qui organise un projet d’animation pour les résidents. Ce projet prend en compte les capacités des résidents, leurs habitudes et leurs désirs. Diverses animations peuvent être proposées, partant des jeux de société classiques en passant par les ateliers d’arts plastiques. L’objectif étant d’apporter bien-être et sérénité aux résidents.
Les animations ont un rôle de plus en plus social. Les ateliers lecture, musique, etc. créent une dynamique sociale à travers les échanges sur les œuvres et les émotions qu’elles suscitent. On voit parfois des résidents introvertis qui s’ouvrent aux autres grâce aux animations, lorsque l’équipe sait les motiver et les encourager à participer.
Des sorties peuvent également être organisées pour les plus valides, elles permettent de continuer à participer à la vie de la cité. Restaurant, sortie au marché… Ces petits plaisirs de la vie restent accessibles avec une bonne organisation et un accompagnement adéquat.
Des ateliers pour stimuler les capacités
En plus des activités divertissantes, certains ateliers ont une véritable visée thérapeutique. C’est le cas notamment des ateliers mémoire, qui peuvent être proposés aux personnes atteintes de troubles cognitifs légers à modérés. Ces ateliers, qui permettent de stimuler les capacités de mémorisation, ont pour but de ralentir la dégradation des facultés cognitives des résidents.
Des ateliers jardinage permettent de renforcer l’habilité des résidents, à travers le travail de la terre et la relation avec la nature. Ils sont également l’occasion de marquer le rythme des saisons pour lutter contre la désorientation temporelle des résidents atteints de troubles neurocognitifs.
Les médecines alternatives trouvent également une place de choix dans les maisons de retraite : musicothérapie, aromathérapie, balnéothérapie sont autant de méthodes qui peuvent être utilisées pour le bien-être physique et psychique des personnes âgées.
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Partir en vacances pour « bien vieillir »
Si les voyages forment la jeunesse, les vacances favorisent le bien vieillir ! Forts de ce constat, l’ANCV et la CNAV ont uni leurs forces pour permettre au maximum de retraités de partir en vacances avec le programme Seniors en vacances. Ce partenariat permettra la mise en place d’actions de communication, d’information et de sensibilisation à destination des aînés et de leurs proches.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Un partenariat en faveur des aînés
L’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV) et la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) ont récemment signé une convention de partenariat, visant à favoriser les départs en vacances des retraités. Dans le cadre de ce partenariat, l’ANCV et la CNAV mettront en place un plan d’actions qui permettra de faire connaître le dispositif Seniors en vacances aux retraités et d’inciter les plus valides (GIR 5-6) à partir en vacances.
Les aidants et leur proche âgé pourront profiter de ce programme, grâce à une action menée auprès des travailleurs sociaux et de partenaires locaux soutenus par les Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT).
Les vacances, une réponse au vieillissement de la population ?
Ce partenariat entre l’ANCV et la CNAV résulte d’un constat simple : pour anticiper les effets du vieillissement, il convient de favoriser le « bien vieillir ». Or, les vacances ne manquent pas d’avantages pour les aînés : elles permettent de rompre l’isolement en créant du lien social, mais aussi de s’inscrire dans une dynamique positive contribuant à maintenir les facultés de la personne âgée.
Depuis 2007, l’ANCV a permis à quelque 44 000 retraités de profiter d’un séjour de 5 à 8 jours en pension complète, dans le cadre du programme Seniors en vacances. Pour 360 € la semaine (transport non compris), les vacanciers – dont 40 % sont âgés de 75 ans et plus – profitent d’excursions, d’animations et d’activités bonnes pour la forme. En outre, les personnes non imposables avant déduction fiscale sont éligibles à une réduction de 50 %. Pour plus de renseignements : http://seniorsenvacances.ancv.com
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Prévention canicule : protégeons nos aînés !
L’été s’annonce chaud : Météo-France prévoit en effet des températures plus élevées que la normale pour les prochains mois d’été. Les effets délétères des grosses chaleurs pour les personnes vulnérables peuvent fort heureusement être prévenus en adoptant des gestes simples et avisés. Cap Retraite vous offre quelques conseils qui vous permettront d’aider vos aînés à passer un été serein.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Chaleur et vieillesse : un cocktail dangereux
Lorsqu’une personne fragile (enfant, senior…) est exposée pendant plusieurs jours à des chaleurs intenses sans avoir la possibilité de se rafraîchir, elle risque de se déshydrater ou de voir se développer ou s’aggraver diverses pathologies (troubles cardio-vasculaires…)
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L’isolement et les facteurs liés au vieillissement (troubles de la sudation, dérèglement du mécanisme de la soif ou polypathologie accompagnée de la prise régulière de certains médicaments) rendent les aînés d’autant plus vulnérables à la canicule et à ses effets délétères.
Il est capital de savoir reconnaître les symptômes témoignant d’une hyperthermie ou d’un coup de chaleur :
- Grande faiblesse, grande fatigue,
- Étourdissements, vertiges, troubles de la conscience,
- Perte de l’équilibre,
- Propos incohérents,
- Nausées, vomissements,
- Crampes musculaires,
- Température corporelle élevée,
- Soif intense,
- Maux de tête.
Prendre de bonnes habitudes pour se protéger
Le ministère chargé de la santé publie des recommandations sur l’attitude à adopter en cas de chaleurs extrêmes. En voici quelques-unes qui concernent plus particulièrement les personnes âgées :
- Suivre attentivement la météo à la télévision, à la radio ou sur Internet. Respecter les conseils donnés par le présentateur.
- Boire au moins dix verres d’eau par jour (de préférence moyennement minéralisée : eau gazeuse + eau courante) ou du thé, de la tisane et des jus de fruit. Éviter l’alcool et les boissons à forte teneur en caféine et en sucre.
- Manger normalement, même sans appétit. Consommer des fruits et légumes, surtout riches en eau (pastèques, concombres…), pour augmenter les apports de liquides. Privilégier les soupes froides, laitages, compotes, sorbets…
- Porter des vêtements amples et clairs, ainsi qu’un chapeau.
- Fermer les stores des façades exposées au soleil, rafraîchir les pièces avec des linges humides.
- Allumer le ventilateur ou la climatisation et éteindre les appareils électriques produisant de la chaleur (four…) Créer des courants d’air la nuit.
- Lorsque le domicile ne peut être suffisamment rafraîchi, se rendre dans des endroits climatisés (magasins, bibliothèques…)
- Éviter de sortir lorsqu’il fait très chaud (entre 11:00 et 17:00) et s’abstenir d’activités physiques. En cas de nécessité, sortir vêtu légèrement et marcher à l’ombre. Emporter une bouteille d’eau.
- Prendre des douches ou des bains frais. Appliquer des lingettes humides rafraîchies sur le visage et humidifier la bouche. Utiliser un brumisateur pour se rafraîchir.
- Rester en contact avec les proches et le médecin traitant (qui assurera un suivi du poids et veillera à ce que la personne âgée ne se déshydrate pas). Vérifier auprès du médecin s’il y a lieu de changer de traitement médicamenteux.
- Appeler de l’aide rapidement si des symptômes alarmants apparaissent.
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
L’aide à domicile appelle à l’aide !
Alors que le débat sur la réforme de la dépendance progresse, le secteur de l’aide à domicile quant à lui décline. Les associations déclarent en effet rencontrer des difficultés financières depuis plus d’un an et demi, et demandent aux pouvoirs publics d’intervenir afin de les aider à redresser leur situation. Seize organismes se sont fédérés pour enclencher un dialogue auprès des autorités afin de poursuivre dans de bonnes conditions leur activité et garantir aux usagers un service de qualité. Parmi les bénéficiaires de l’accompagnement à domicile, les personnes âgées représentent bien entendu une part importante. Il est donc urgent d’agir pour préserver ce public sensible.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Une réforme fiscale malvenue
Fragile depuis 2009, le secteur de l’aide à domicile pâtit d’un manque de ressources notable, ayant pour conséquences la multiplication des faillites. La réforme sur les niches fiscales, réduisant les exonérations de charges patronales depuis le début de l’année, renchérit de 15 % le coût de l’emploi de personnel. Certes, l’État réalise une économie, mais seulement au détriment de la profession. Cette dernière, qui emploie actuellement 300 000 personnes (dont une large proportion de femmes) a été contrainte de se séparer de 10 000 d’entre elles en 2010. L’offre se réduit de telle sorte qu’il devient compliqué pour les familles de trouver une auxiliaire de vie présente en nombre d’heures suffisant aux côtés de leur proche. Les aidants doivent donc songer à organiser leur emploi du temps différemment afin d’assister la personne âgée, ce qui n’est pas toujours compatible avec des obligations familiales et professionnelles inflexibles. Cette situation inquiétante risque de se dégrader davantage à l’avenir, les directeurs d’association affirmant aujourd’hui que des suppressions de postes supplémentaires seront nécessaires pour sauver l’activité.
Offrir une aide aux associations de maintien à domicile
Emmanuel Verny, directeur de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) ne mâche pas ses mots : “Notre situation est mauvaise depuis plus d’un an et demi”. Il estime qu’une enveloppe de 100 millions d’euros serait nécessaire pour redresser la situation. Cependant, les organismes peinent à trouver le financement nécessaire. Les Conseils Généraux peuvent difficilement participer, étant donné qu’ils doivent faire face à un déficit record de leur trésorerie, dû aux dépenses de l’APA remboursées seulement à hauteur de 30 % par l’État aux collectivités locales. Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités, avait évoqué l’octroi d’un fonds de 50 millions prélevés sur les crédits de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, mais pour l’heure, aucune décision n’a été prise.
En attendant une issue, les professionnels de l’aide à domicile œuvrent pour assurer au mieux le bien-être des personnes fragiles, âgées ou handicapées.
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
L’opération “48h Voisins Solidaires” : l’art de briser l’isolement des personnes âgées
Peut-être avez-vous vu fleurir des affiches colorées dans le hall de votre immeuble, et apparaître des tracts aux bulles de bande dessinée dans votre boîte aux lettres? Avant de les faire disparaître au fond d’une poubelle, jetez-y un petit coup d’œil. Il ne s’agit ni d’une publicité commerciale, ni d’une campagne électorale nouvelle génération. Ces documents vantent les mérites d’une valeur (souvent) oubliée, la solidarité entre voisins, qui revêt une grande importance pour les aînés esseulés. Soutenue par le Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, et de grandes enseignes comme Franprix ou Orange, l’opération ‘’48heures Voisins Solidaires’’ menée le 29 et 30 avril a donné le coup d’envoi d’une ambitieuse campagne: dénombrer 1 million de gestes solidaires grâce aux témoignages exprimés sur le site internet.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Envisager le voisinage autrement
Les relations amicales et l’échange de services entre voisins ont progressivement disparu pour laisser place à un mode de vie individualiste, à l’indifférence, et parfois même à la méfiance. Les personnes âgées, isolées, souffrent de ce manque de considération, aboutissant à des drames semblables à celui de la canicule 2003.
Le slogan accrocheur de l’opération "C’est le moment de faire un geste !" a pour but d’éveiller les esprits au partage. Aider sa voisine âgée à monter ses courses, taper à sa porte lorsque l’on ne l’a pas vu depuis plusieurs jours sont autant de petites attentions, ne demandant que peu de temps, et qui renforcent considérablement le lien social. Par ailleurs, les services rendus ne restent pas sans écho, les personnes âgées sont ravies de se rendre à leur tour utiles pour les autres : surveiller les enfants en attendant leur maman, coudre un ourlet…
Un évènement créé dans le sillage de la "Fête des Voisins"
L’opération flash devrait considérablement améliorer la qualité de vie de l’ensemble du voisinage. Ainsi, pour encourager les rencontres et les contacts, les Voisins Solidaires organisent chaque année depuis 1999 un évènement phare baptisé "Fête des Voisins". Ces rassemblements rencontrent un franc succès, comme s’ils répondaient à un réel besoin dans notre société : connaître ces gens, qui vivent de l’autre côté de la cloison, et dont nous ne savons rien. L’idée s’est même exportée hors de nos frontières, et réunit avec succès plus de 10 millions de personnes à travers le monde, chaque dernier vendredi de mai. Les participants sont ravis de se retrouver pour un moment convivial, autour d’un buffet, loin des réunions tendues de copropriété…
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Un partenariat qui nous met le coeur en fête…
Rencontre avec Mme Dorothée Claude, Directeur adjoint à l’EHPAD Alquier Debrousse
Cinq ans se sont écoulés depuis la 1re intervention de Coeur en Fête au sein de l’EHPAD Alquier Debrousse. C’était en janvier 2006… Aujourd’hui, Madame Dorothée Claude, Directeur adjoint de cette résidence pour personnes âgées dépendantes, répond à quelques questions concernant ce partenariat. Focus sur une collaboration sans fausse note !
Madame Claude, pouvez-vous nous présenter l’EHPAD Alquier Debrousse ?
Située à Paris 20e, notre résidence accueille 325 résidents permanents. En 2005, nous avons effectué des travaux importants pour rénover les trois pavillons d’accueil ainsi que le jardin les entourant. Nous voulions ainsi mieux répondre à trois besoins : plus de confort et de nombreux espaces « à vivre » pour les résidents, mais également des conditions de travail plus ergonomiques pour le personnel, une structure accueillante ouverte aux familles et à leurs proches ainsi qu’aux partenaires extérieurs, et aussi des espaces adaptés aux animations.
Quelle est la moyenne d’âge des résidents de votre établissement ?
La moyenne est de 86 ans, ce qui est déjà un âge avancé. Cela s’explique par la politique menée en France qui vise au maintien à domicile des personnes âgées, grâce aux services d’aide. Donc, elles n’intègrent notre établissement que lorsqu’elles deviennent réellement dépendantes. Par exemple, une dame presque centenaire est arrivée l’année dernière.
Etant donné leur grand âge, les nouveaux résidents sont souvent plus fatigués et atteints de pathologies plus lourdes. Ce que nous conseillons aux familles et aux proches, c’est de ne pas forcément trop attendre pour une entrée dans un établissement, et surtout de ne jamais hésiter à visiter préalablement afin de se rendre compte qu’il y a beaucoup de vie et de très belles choses encore à découvrir !
Je tiens en revanche à préciser qu’à partir du moment où une personne nous rejoint, notre philosophie est de l’accompagner jusqu’au bout, si toutefois cela correspond au souhait de cette personne ou de sa famille.
Quel est le pourcentage de personnes atteintes de maladies neuro-dégénératives dans votre résidence ?
Au sens strict, nous accueillons 114 personnes installées en unité de vie protégée, mais on peut étendre ce chiffre dans la mesure où d’autres personnes souffrent de pathologies somatiques, psychiatriques, et autres troubles psychologiques, etc. Nous comptons donc une proportion importante de personnes à troubles cognitifs plus ou moins sévères.
Selon vous, quel est l’intérêt de l’animation dans une maison de retraite médicalisée ? Qu’apporte-t-elle aux personnes âgées ?
Avec la directrice Mme Fileppi et toutes nos équipes, nous travaillons de manière approfondie pour insuffler l’idée que nous ne sommes pas dans un hôpital. Certes, nous sommes dans une structure médicalisée, mais justement, il faut y apporter de la vie ! On répète souvent aux résidents et à leurs familles, qu’un concert, un délicieux gâteau, ou tout simplement un sourire, sera toujours préférable à une piqûre ou un pansement.
D’ailleurs, notre projet d’établissement 2008-2012 a pour objectif de développer une vie sociale et culturelle autour des résidents par des animations, sorties, rencontres. Comme cela se fait déjà depuis cinq ans avec Coeur en Fête… Mais nous souhaitons aller plus loin pour qu’ils aient le plus d’activités possible, notamment le week-end. Il est primordial pour eux, que nous ne restions pas en vase clos, que nous travaillions avec des partenaires extérieurs qui leur apportent de la vie et du mouvement.
La musique apporte-t-elle un mieux-être aux personnes atteintes de maladies neurodégénératives ?
Oui, la musique produit sur elles un effet apaisant. Elle leur apporte aussi un réel bien-être en réveillant des souvenirs enfouis. C’est d’autant plus perceptible pour les personnes qui avaient des activités culturelles auparavant. Mais, on le remarque souvent, cela permet aussi à certaines catégories de personnes qui n’ont pas toujours eu la possibilité d’aller au concert, au théâtre, à l’opéra, de découvrir et d’aimer de nouvelles oeuvres. Comme quoi, on peut apprendre et apprécier à tout âge. Apporter de la musique classique, dite sérieuse, à des personnes qui n’ont pas eu la chance d’aller à des concerts, c’est important. D’autant plus que les interprétations proposées par Coeur en Fête sont toujours d’une très haute qualité, puisqu’il s’agit d’élèves des conservatoires ou d’amateurs doués.
Racontez-nous une anecdote liée à la réaction de résidents à la suite d’une animation…
Je me souviens d’une femme peu communicative, mais au discours répétitif, qui se tenait souvent en retrait du groupe. Lors d’un repas avec animation de musique classique, elle s’est levée d’un coup et s’est mise à danser. Les aides-soignants n’en revenaient pas de la voir si active. Je pense qu’elle avait été danseuse, ou élève dans une école de danse durant son enfance, et que la musique avait réveillé sa mémoire. Comme d’autres expressions artistiques, la musique a le pouvoir de faire ressurgir des souvenirs profonds.
On observe le même phénomène dans cet atelier théâtre réservé à des personnes souffrant d’Alzheimer et autres troubles cognitifs. Les aides-soignants m’ont raconté que certains déploient une activité incroyable au moment de l’atelier, mais redeviennent apathiques ensuite. Même s’ils ne se souviennent pas de l’atelier, le plus important c’est qu’ils ont été « dynamisés » un moment par cette forme d’expression artistique.
Pour conclure, quel bilan tirez-vous de nos cinq années de partenariat ?
Je suis convaincue des bienfaits de cette collaboration, dans la mesure où vous introduisez dans les murs de la résidence un souffle artistique. Vous offrez aux résidents du plaisir, de l’émotion et parfois vous leur rendez un peu de leur mémoire défaillante. J’ai notamment le souvenir du Brass Band du conservatoire du 13e arrondissement comme d’une animation de très haut niveau.
Enfin, nos liens se renforcent d’année en année grâce à vous et à notre animatrice Line qui gère la relation entre Coeur en Fête et notre établissement. J’aime la philosophie de votre démarche : partager la musique, la culture et la jeunesse pour créer des liens intergénérationnels et éviter l’isolement des personnes âgées.