Articles avec le tag ‘maison de retraite’
La santé bucco-dentaire en EHPAD
Encore insuffisamment prise en charge par la sécurité sociale, la santé bucco-dentaire est pourtant un facteur important pour l’état de santé général et la qualité de vie de la personne âgée. Face à cette constatation, plusieurs expériences ont été tentées dans différents EHPAD pour améliorer l’état bucco-dentaire des résidents.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Les maladies parodontales responsables de bien des maux
Jusqu’à présent souvent oublié, l’état sanitaire des dents s’avère pourtant faire partie des facteurs agissant sur la dégradation de l’état de santé général et de la qualité de vie des personnes âgées. Plusieurs études ont mis en avant les effets délétères de l’état parodontal sur différentes maladies présentes au grand âge.
Ainsi, la plaque dentaire et les prothèses représentent des réservoirs pour les bactéries pathogènes respiratoires. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire augmentant ainsi les affections respiratoires et pulmonaires. De même, l’état parodontal augmente 1,5 à 3 fois les risques de maladies cardio-vasculaires. Les caries quant à elles multiplient les risques de maladies rénales. En outre, les abcès cérébraux et les AVC peuvent être dus à un mauvais état de santé bucco-dentaire.
Et bien sûr, une mauvaise dentition et les douleurs qui accompagnent les maladies parodontales peuvent être à l’origine de troubles de la mastication et de l’alimentation en général, risquant d’entraîner chez la personne âgée la malnutrition et les troubles qui vont avec : chutes, escarres, etc.
Des initiatives bienvenues pour améliorer la santé bucco-dentaire en EHPAD
Face au véritable enjeu de santé publique que représente la prise en charge bucco-dentaire en établissement, des associations de dentistes et plusieurs EHPAD ont lancé des projets visant à améliorer la santé bucco-dentaire des personnes âgées accueillies.
Ainsi, l’UFSBD (Union française pour la Santé bucco-dentaire) a lancé une expérimentation sous la forme d’un Buccobus, aménagé en cabinet dentaire, et d’une mallette pour les chirurgiens-dentistes intervenant en EHPAD. Le Buccobus, a permis d’améliorer la prise en charge bucco-dentaire des résidents de 12 EHPAD de la région parisienne.
L’UFSD a également signé des partenariats avec des EHPAD d’autres départements (d’abord en Isère en 2008, puis dans 13 établissements du Nord) dans le but de sensibiliser et former les chirurgiens-dentistes intervenant auprès des résidents et des personnels des EHPAD, mais aussi d’améliorer la prise en charge et la réalisation des soins.
Face à la demande de plusieurs EHPAD, la Mutualité de Bourgogne a mis en place un projet visant à former les professionnels soignants et médicaux des établissements et à permettre l’évaluation systématique de l’état buccodentaire des résidents et l’amélioration de l’hygiène buccodentaire quotidienne.
Soutenues par des associations, les mutuelles et les conseils généraux, de telles expérimentations se multiplient dans toutes les régions.
Toutefois, ces expérimentations encore confinées à la sphère locale gagneraient fortement à être soutenues à l’échelle nationale par les autorités publiques. Le débat sur la dépendance, reporté à 2012, aboutira-t-il également sur la reconnaissance des soins bucco-dentaires au titre du cinquième risque ?
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
La dépendance, une affaire de femmes ?
Aujourd’hui, ce sont majoritairement les femmes qui sont concernées par la dépendance : elles sont plus nombreuses à recevoir de l’aide à domicile, mais ce sont aussi plus souvent les femmes qui assurent le rôle d’aidant familial. L’évolution démographique des prochaines années changera-t-elle ce tableau ? C’est la question que se posent les auteures d’une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Les femmes au cœur de l’aide à domicile
Conséquence d’une espérance de vie plus longue, qui fait que les femmes vivent plus longtemps en situation de perte d’autonomie et plus souvent seules (puisque le conjoint décède avant elles), les femmes sont les principales bénéficiaires (74 %) de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA).
En 2008, 35 % des femmes de 60 ans ou plus déclaraient recevoir une aide régulière contre 19 % des hommes des mêmes âges. Les femmes sont d’ailleurs plus nombreuses à chaque niveau de dépendance.
Plus d’aidantes que d’aidants
Mais ce n’est pas tout… Les femmes ne sont pas seulement les principales bénéficiaires de l’aide à domicile, elles en sont aussi les principales pourvoyeuses au sein de la famille.
Huit personnes âgées sur dix bénéficient de l’aide d’un de leur proche (en plus ou non d’une aide professionnelle). Or ce rôle est le plus souvent assumé par une femme : fille ou conjointe, dans les trois quarts des cas.
Lorsque les hommes aident, ils n’y consacrent pas le même temps que les femmes. Celles-ci passent ainsi en moyenne deux heures de plus par jour que leur homologue masculin à s’occuper d’un parent ou conjoint dépendant.
Cette aide à domicile modifie davantage les activités professionnelles des femmes, qui réduisent leur temps de travail (dans 25 % des cas) plus souvent que les hommes (seulement 10 %). Au long terme, cet aménagement professionnel a une influence négative sur le niveau de retraite des aidantes.
Une situation amenée à changer ?
Les projections démographiques anticipent une forte augmentation de personnes dépendances dans les années à venir. Si les femmes resteront majoritaires parmi les personnes ayant besoin d’aide à domicile, le rapprochement des espérances de vie entre hommes et femmes pourrait bien changer la situation.
En effet, les femmes continueront à vivre en couple plus longtemps et leur conjoint pourrait être un aidant potentiel. Ainsi, si aujourd’hui parmi les personnes âgées dépendantes de 75 ans et plus vivant en couple seules 38 % sont des femmes, dans 30 ans cette proportion pourrait atteindre 47 %. Le nombre d’aidants masculins potentiels augmentant parallèlement.
Reste cependant que le nombre de couples doublement dépendants pourrait bien augmenter également, nécessitant de trouver des solutions spécifiques.
Les hommes s’impliqueront-ils davantage dans la prise en charge de leurs ascendants ou de leurs conjointes ? Ou observera-t-on un recours accru aux services professionnels d’aide à domicile ?
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Des chaussures équipées d’un GPS pour les malades d’Alzheimer
Les disparitions de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer sont malheureusement fréquentes. Les proches sont souvent désemparés face à ce phénomène difficile à contrôler, même avec toute l’attention et le dévouement dont ils peuvent faire preuve. Une société américaine a commencé le mois dernier à commercialiser des chaussures équipées d’un GPS, qui permettront de retrouver plus rapidement la personne perdue.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
L’inquiétude des proches face au risque de disparition
Régulièrement, les médias font état de la disparition d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, au grand dam de ses proches. Tantôt, le malade est retrouvé plus ou moins près de son domicile, désorienté et fragilisé. Tantôt, l’issue est fatale, comme ce fut le cas pour Michel Hervé retrouvé quelque huit mois après sa disparition, malgré la mobilisation de ses proches, qui ont tout tenté pour le retrouver.
La déambulation et la désorientation spatiotemporelle font partie des symptômes de la maladie d’Alzheimer. Ce cocktail explosif amène quelque 60 % des malades à errer et à se perdre, même dans des endroits familiers. En cherchant à retrouver le chemin de leur domicile, ils peuvent parfois se retrouver tellement loin qu’ils ne peuvent plus revenir seuls, tel ce Québécois localisé à 187 km de chez lui. Or, la police estime qu’après 24 heures de disparition, les risques que le malade succombe à la déshydratation ou à un accident sont extrêmement élevés.
La technologie GPS au secours des malades d’Alzheimer
Aujourd’hui, les systèmes de géolocalisation se multiplient. De plus en plus de malades d’Alzheimer sont équipés d’une montre ou d’un bracelet GPS.
Le mois dernier, la compagnie américaine GTX a annoncé la commercialisation d’un premier lot de 3 000 chaussures équipées d’un GPS permettant de localiser rapidement une personne Alzheimer.
Ce bijou de technologie, vendu à 300 $, aurait d’après ses concepteurs un avantage sur les montres et bracelets : il permet de dissimuler le GPS et de contourner la paranoïa, elle aussi symptomatique de la maladie. En effet, Andrew Carle, professeur de l’université Georges Mason en Virginie, associé au développement de la chaussure GPS, affirme que les malades d’Alzheimer ont tendance à se débarrasser de ces objets qui ne leur inspirent pas confiance, alors qu’une chaussure fait partie de l’habillage habituel de la personne.
Pour lui ce système est particulièrement utile aux premiers stades de la maladie, pendant lesquels la personne est davantage exposée, puisqu’elle réside encore à domicile, bien qu’elle soit déjà désorientée.
Ce système permet de suivre la personne équipée des chaussures GPS par ordinateur et même de définir un périmètre dans lequel elle peut déambuler, pour lui assurer une certaine liberté de mouvement. Lorsque la personne atteinte d’Alzheimer sort du périmètre défini, une alerte est envoyée automatiquement à son proche, lequel pourra décider d’aller le chercher s’il estime qu’elle court un danger.
Seul bémol pour les 860 000 malades d’Alzheimer français, la compagnie américaine n’a pas encore annoncé la commercialisation de la chaussure GPS en Europe.
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Quelques conseils pour préserver la santé des aidants
Le secrétariat d’Etat chargé des Aînés a déclaré le 6 octobre "Journée nationale des aidants". Cette journée a permis de valoriser l’action des accompagnants de personnes âgées ou handicapées, l’occasion également de faire connaître aux aidants les aides auxquelles ils peuvent prétendre et les solutions de répit qui peuvent les soulager. Car pour pouvoir continuer à prendre soin de son proche, il est important que l’aidant pense également à lui-même.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
Penser à soi, c’est penser à son proche
Parce qu’un aidant épuisé et déprimé n’est guère de bonne compagnie, parce que dévouement ne rime pas forcément avec abnégation, l’aidant ne doit pas perdre de vue sa propre santé et son bien-être.
1. Avant tout, informez-vous !
Renseignez-vous auprès du médecin sur la pathologie de votre proche, le cas échéant. Vous comprendrez mieux les gestes à éviter et ceux à privilégier.
Les CLIC, CCAS, associations comme France Alzheimer, mais aussi divers sites Internet spécialisés sont à votre service. Profitez-en. (Découvrez notamment le nouveau site d’AG5R la Mondiale : www.aidonslesnotres.fr ou www.lamaisondesaidants.com, qui propose maintenant des formations aux aidants).
Vous trouvez également de nombreuses informations dans les dossiers de Cap Retraite, notamment aux rubriques Subventions et Grand âge, mais aussi dans nos guides téléchargeables gratuitement dans la rubrique Ressources.
2. N’hésitez pas à demander de l’aide
Lorsque votre proche est en perte d’autonomie, vous ne pouvez pas toujours tout faire seul. Certaines tâches peuvent être trop épuisantes ou impliquer une situation délicate, comme la toilette.
L’intervention d’un professionnel vous sera très bénéfique. L’auxiliaire de vie, l’aide ménagère ou la garde à domicile sont formées spécifiquement pour s’occuper de personnes âgées ou handicapées.
L’Allocation Personnalisée d’Autonomie peut vous aider à financer ces interventions. Elle est accordée par le Conseil général aux personnes âgées de plus de 60 ans évaluées GIR 1-4.
3. Pensez à votre santé
N’hésitez pas à contacter votre médecin lorsque vous sentez que l’épuisement vous gagne. Lui parler de vos angoisses pourra vous aider à vous décharger et à trouver des solutions qui vous permettront de surmonter vos difficultés.
Si vous avez un doute sur les conséquences de votre tâche sur votre santé et votre moral, vous pouvez évaluer la charge de travail qu’elle représente pour vous en répondant à l’auto-questionnaire de Zarit.
4. Accordez-vous des moments de répit
Comme tout le monde, vous avez besoin de repos. Prendre des vacances, lorsque vous vous occupez d’un proche dépendant, ce n’est pas seulement possible, c’est indispensable pour votre santé.
De nombreuses solutions de répit existent aujourd’hui : accueil de jour, hébergement temporaire, séjours de vacances pour les aidants, etc. Votre proche peut être pris en charge d’une journée à plusieurs semaines par des professionnels, vous pourrez ainsi sorti l’esprit tranquille.
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Alzheimer : des alternatives aux médicaments
La journée mondiale de la maladie d’Alzheimer du 21 septembre a porté sur le thème : "Approches thérapeutiques non médicamenteuses". C’est l’occasion de rappeler ce qu’entendent par là les professionnels qui se proposent de prendre en charge les malades différemment.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
L’HAS recommande de réduire l’utilisation des neuroleptiques
Le taux de prescription chronique de neuroleptiques aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer est de quelque 16 %, bien que l’on connaisse aujourd’hui les effets délétères de ce genre de traitement. La Haute Autorité de Santé (HAS) s’est engagée à faire diminuer le recours aux neuroleptiques en sensibilisant les médecins et leurs patients. Le but étant d’atteindre un taux de 5 %.
Pour ce faire, l’HAS a lancé un programme censé inciter les professionnels à prescrire moins de médicaments et à utiliser davantage différentes approches permettant d’aider le malade et ses proches sans passer par des médicaments aux effets secondaires trop importants.
Des thérapies non médicamenteuses ?
L’HAS a publié des recommandations de bonnes pratiques pour aider les soignants à appréhender la maladie d’Alzheimer d’une façon qui respecte davantage des besoins du malade. Pour faire face aux troubles du comportement d’un malade, la contention ou la médicamentation abusive ne sont pas des solutions, mais seulement une façon de contenir les symptômes les plus dérangeants pour l’entourage.
Il convient en fait d’accompagner le malade à son rythme en respectant ses peurs et ses refus. L’heure de la toilette n’a nullement besoin d’être fixe à tout prix. Le soignant peut essayer d’aborder la personne âgée lorsqu’elle est prête à accepter un soin.
L’Humanitude
Une méthode de soins particulièrement adaptée à la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer a été mise au point depuis une trentaine d’années par Yves Gineste et Rosette Marescotti. La méthode Gineste-Marescotti, fondée sur ce que ses fondateurs appellent la philosophie de l’Humanitude, consiste à prendre soin du patient en considérant ce qu’il a de spécifiquement humain en lui. Sur le terrain, ils forment les personnels de maisons de retraite et autres établissements de soins pour qu’ils apprennent à professionnaliser leur approche aux malades d’Alzheimer, en les mettant "en humanitude".
Les trois piliers de cette communication soignant-soigné sont le toucher, la parole et le regard. Les soignants apprennent à s’occuper du patient en privilégiant certains gestes et en continuant à le regarder et à lui parler même s’il n’est pas dans la mesure de rendre ces signes d’humanité.
La stimulation du malade
Dans les maisons de retraite et les accueils de jour, des ateliers thérapeutiques sont proposés aux résidents atteints de la maladie d’Alzheimer pour leur procurer du bien-être et/ou stimuler leurs capacités motrices et cognitives. L’atelier mémoire, qui permet de travailler sur le processus de mémorisation des informations, est probablement le plus connu.
D’autres thérapies sont proposées : la musicothérapie, l’aromathérapie, les ateliers jardinage, cuisine ou travaux manuels… Ces activités permettent d’aider le patient à renouer avec ses souvenirs et à préserver ses facultés. Elles sont généralement pratiquées par des professionnels spécialement formés à la prise en charge d’Alzheimer : assistant de soins en gérontologie, psychologue, psychomotricien…
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite
Alzheimer : l’huile de foie de morue pour protéger le cerveau
L’huile de foie de morue… Vos parents et grands-parents se souviennent sûrement de la fameuse cuillère de liquide jaune malodorant qu’ils devaient ingurgiter le soir avant de se coucher. Si cette pratique a été abandonnée, il semblerait pourtant qu’elle soit effectivement bénéfique pour protéger contre les maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.
Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête
L’huile de poisson au service du cerveau
Des chercheurs du Rhode Island Hospital ont découvert que les huiles de poisson pouvaient avoir un effet bénéfique sur le fonctionnement du cerveau des personnes âgées. Les résultats de cette étude ont été présentés à l’occasion de la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer, qui s’est tenue à Paris en juillet et a attiré plus de 5000 participants du monde entier.
Le Dr Lori Daiello et son équipe ont ainsi constaté que les capacités cognitives des personnes consommant des compléments alimentaires à base d’huile de poisson étaient supérieures à celles de personnes ne se servant pas de ces additifs. Toutefois cet effet n’était significatif que chez les personnes dont les fonctions cognitives étaient normales et qui n’avaient pas de facteur de risque génétique (APOE4) pour la maladie d’Alzheimer.
Un cerveau plus volumineux
En outre, l’étude a permis d’observer une différence dans la structure du cerveau entre les groupes suivis au cours de l’étude. L’imagerie cérébrale a permis de montre que la consommation d’huile de poisson et le volume des secteurs du cerveau liés à la mémoire étaient intimement liés.
Ainsi, l’huile de poisson est associée à un déclin cognitif moins important chez les personnes qui ont utilisé ce complément au cours de l’étude.
Les scientifiques en ont conclu qu’il faudrait approfondir les recherches sur les effets possibles à long terme d’un complément d’huile de poisson sur les marqueurs importants du déclin cognitif, ainsi que l’influence de la génétique sur ces résultats.
Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite