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Grand froid : comment aider nos aînés à se protéger ?

Températures négatives, vents glacés, neige, autant d’intempéries qui nous mettent tous en danger et plus particulièrement nos aînés et les autres publics fragiles. Quels sont les risques liés au froid extrême et comment s’en protéger ?

Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête

Les personnes âgées : un public fragile


Le froid extrême menace tout particulièrement les personnes fragiles. Parmi elles, les personnes âgées sont concernées à plusieurs égards.


D’une part, leur perception du froid diminue et la fonte musculaire – liée à la diminution d’activité – les rend plus vulnérables aux baisses de température.


D’autre part, les personnes âgées souffrent souvent de différentes pathologies les rendant particulièrement sensibles aux différences de températures : troubles cardiaques, insuffisance respiratoire…  La maladie d’Alzheimer fragilise également les personnes âgées qui en sont atteintes : leur jugement altéré par la maladie ne leur permet plus d’agir de façon satisfaisante et autonome dans les situations extrêmes.


La mobilité réduite, la grande précarité et l’isolement, qui touchent de nombreuses personnes âgées augmentent également les risques.

Les dangers liés au froid


Les périodes de basses températures sont propices au développement et à l’aggravation de problèmes de santé tels que :

- les pathologies cardiaques (notamment les thromboses coronaires, responsables d’environ la moitié de la surmortalité hivernale),

- les maladies respiratoires et infections broncho-pulmonaires (grippes, bronchites et pneumonies),

- les accidents cardio-vasculaires (surtout de type ischémique).

Autre danger, lié indirectement au froid : les intoxications au monoxyde de carbone. L’utilisation de chauffages d’appoint défectueux ou de façon prolongée et le manque d’aération de la maison sont en cause. Le monoxyde de carbone est émis lors de la combustion incomplète de gaz, bois, essence ou charbon. Les appareils concernés sont notamment : les chaudières et chauffe-eau, cheminées, engins à moteur thermique, appareils de chauffage et convecteurs fonctionnant avec des combustibles, poêles, gazinières et panneaux radiants à gaz.

Enfin, certaines maladies sont directement liées au froid :



- les engelures : peu douloureuses et superficielles, elles apparaissent lors d’une exposition au froid, au vent et/ou à l’humidité.  On les reconnaît à la couleur blanche ou jaune-gris de la peau et à son aspect ferme ou malléable, comme de la cire, accompagné d’un engourdissement. Il faut réchauffer les parties touchées en les immergeant dans l’eau tiède (en dessous de 38°) et aller chez le médecin. Il ne faut pas frictionner ni masser, ou réchauffer à proximité d’une source de chaleur.

- les gelures graves : lorsque les tissus gèlent, la peau devient insensible, de couleur bleu noirâtre et cloquée. Les gelures peuvent provoquer des lésions et conduire à une amputation si elles ne sont pas traitées rapidement. Appeler du secours au 15 ou au 112.
- l’hypothermie : lorsque le corps est exposé trop longtemps au froid, la température centrale peut chuter. Si elle descend sous 35°, on parle d’hypothermie : les fonctions vitales sont en danger. Les signes d’hypothermie sont : des frissons, une respiration et un pouls rapide, la confusion de la personne touchée (prononciation saccadée, perte de jugement, puis confusion mentale), la perte de coordination des membres, l’engourdissement progressif, les difficultés à marcher, la perte de connaissance, puis le coma. Il faut appeler des secours immédiatement au 15 ou au 112. En attendant, il faut protéger la personne du froid et du vent, remplacer ses vêtements s’ils sont mouillés, la réchauffer avec des couvertures et une boisson chaude.

Quelques conseils pour protéger la personne âgée


Rien ne sert de sortir, il faut rester au chaud… 

Par temps exceptionnellement froid, il est tout simplement préférable d’éviter au maximum de sortir, pour ne pas se mettre dans des situations difficiles.


La personne âgée pourra demander à un proche ou à son aide à domicile de lui faire ses courses en quantité suffisante pour attendre que les températures deviennent plus clémentes. Il conviendra aussi de vérifier qu’elle a suffisamment de médicaments pour quelques jours.


Mais, même à la maison, il convient d’être vigilant. Il faut tout d’abord chauffer suffisamment : la température ambiante ne devrait pas être inférieure à 19°, même dans les chambres à coucher. Les pièces inusitées peuvent être fermées, pour éviter la déperdition thermique.


Attention aux appareils de chauffage d’appoint : ils ne sont pas faits pour être utilisés de manière continue. Les appareils émettant du monoxyde de carbone sont dangereux et doivent être utilisés avec prudence et dans une pièce suffisamment aérée. Il n’est pas recommandé non plus de dormir à proximité d’un chauffage. La personne âgée peut se déshydrater.


Etre bien en sécurité chez soi ne dispense pas de donner de ses nouvelles régulièrement aux proches et aux voisins.

En cas de sortie, savoir se couvrir, sans exagérer


Si une sortie s’impose et ne peut être différée après la vague de grand froid, il faut se couvrir efficacement.  Il est recommandé de porter plusieurs couches, la couche supérieure étant imperméable au vent et à l’eau.


Il faut également couvrir les parties du corps perdant rapidement de la chaleur (tête, cou, mains et pieds), mais aussi le nez et la bouche, pour éviter de respirer de l’air froid (qui entraîne un refroidissement de la muqueuse des voies respiratoires supérieures).

Attention cependant de ne pas exagérer : être trop couvert provoque une sudation accrue et lorsque la transpiration s’évapore, on risque le "coup de froid".


Pour éviter les chutes, il convient de mettre des chaussures qui tiennent bien le pied et ne glissent pas.


Si la personne âgée prend sa voiture pour un voyage long, il est recommandé qu’elle s’équipe d’un téléphone mobile chargé, de couvertures, d’eau ou d’une boisson chaude et de nourriture. Il convient de vérifier en amont que la voiture est en bon état de fonctionnement et que le plein est fait. Tomber en rade en plein hiver n’est pas seulement désagréable, c’est dangereux. Là aussi, le risque d’intoxication au monoxyde de carbone guette : en cas de panne, il faut ouvrir la vitre de temps en temps pour remplacer l’air dans la voiture.


Il est toujours préférable que la personne âgée sorte accompagnée. En cas de sortie de longue durée, il est conseillé de prévenir un proche.


Dans tous les cas, que la personne reste chez elle ou qu’elle se sente capable de sortir, il est recommandé de consulter son médecin généraliste ou spécialiste pour qu’il se prononce sur ses besoins particuliers. Une personne cardiaque devra être encore plus précautionneuse, tandis qu’un insuffisant respiratoire ferait bien d’emporter son bronchodilatateur. A chacun de connaître ses limites.

Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite

L’autonomie au cœur du Salon des services de la personne

Le Salon des services à la personne qui a eu lieu début décembre à Paris a été l’occasion de mettre en valeur différentes solutions humaines et technologiques pour les personnes âgées et handicapées, mais aussi pour les familles.

Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête

Des services favorisant l’autonomie de la personne
La 5e édition du Salon des services à la personne, largement orienté cette année sur le thème de la dépendance et des moyens de préserver l’autonomie le plus longtemps possible, a eu lieu début décembre à Paris.
Parmi les différents stands, qui présentaient le secteur, de la garde pour enfants à l’aide à domicile pour les personnes âgées, les visiteurs ont pu découvrir entre autres un simulateur de vieillissement, une maison du futur, des conseils et des solutions pour le maintien à domicile des aînés.
Au sein de la maison du futur, différentes technologies facilitant la vie à domicile pour les personnes dépendantes ont été présentées au public. Parmi les gérontechnologies proposées : une canne tenant debout toute seule et se relevant d’une simple pression du pied, sans que la personne âgée ait besoin de se baisser, des robots assistants (aspirateurs, laveurs automatiques, robot compagnon dédié au lien social)… La domotique a également été la vedette de cette maison futuriste, avec les chemins lumineux se déclenchant automatiquement, des systèmes de téléassistance avancée, des détecteurs et capteurs de fumée, gaz, mais aussi de chutes.

Mieux comprendre les difficultés des aînés
Le simulateur de vieillesse présenté au salon des services de la personne avait pour objectif de montrer aux accompagnants tant familiaux que professionnels les difficultés éprouvées par les personnes âgées au quotidien dans leur quotidien.
Des lunettes permettaient par exemple de simuler différents troubles visuels souvent présents au grand âge : cataracte (dans ces lunettes on voit comme au travers de papier calque), glucaume (champ de vision rétréci) ou dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA – vision uniquement périphérique).
Différentes prothèses ont permis de simuler arthroses et autres difficultés limitant la motricité et rendant les gestes plus lents.
Le but de ces simulations était ainsi « de se mettre dans la peau de l’autre pour être plus tolérant », a expliqué Jean-Paul Lechien, président de l’Institut de prévention des accidents domestiques (Ipad). Pour les aidants, une meilleure compréhension des difficultés de la personne âgée permet plus d’empathie dans la relation avec la personne aidée.

Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite

La ville de Paris propose un service de portage de documents

La ville de Paris propose un service de portage de documents assuré par de jeunes volontaires du service civique intégrés aux équipes de 17 bibliothèques, dans le cadre de visites de convivialité. C’est un service gratuit de proximité pour les seniors et les personnes en situation de handicap.
 
Pour s’inscrire, il suffit d’appeler la bibliothèque et de laisser ses coordonnées. Le volontaire du service civique de la bibliothèque contactée fixe un rendez-vous avec chaque personne intéressée. Le service peut être arrêté sur demande.
 
Les bibliothèques proposent des revues, des textes en gros caractères, des romans, des documentaires, des méthodes de langue, des bandes dessinées, des romans en langue étrangère ainsi que des textes lus sur CD.
 
Vous trouverez toutes les informations sur le site de la ville de Paris à cette adresse : lien

Partir en vacances pour « bien vieillir »

Si les voyages forment la jeunesse, les vacances favorisent le bien vieillir ! Forts de ce constat, l’ANCV et la CNAV ont uni leurs forces pour permettre au maximum de retraités de partir en vacances avec le programme Seniors en vacances. Ce partenariat permettra la mise en place d’actions de communication, d’information et de sensibilisation à destination des aînés et de leurs proches.

Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête

Un partenariat en faveur des aînés

L’Agence Nationale pour les Chèques-Vacances (ANCV) et la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) ont récemment signé une convention de partenariat, visant à favoriser les départs en vacances des retraités. Dans le cadre de ce partenariat, l’ANCV et la CNAV mettront en place un plan d’actions qui permettra de faire connaître le dispositif Seniors en vacances aux retraités et d’inciter les plus valides (GIR 5-6) à partir en vacances.

Les aidants et leur proche âgé pourront profiter de ce programme, grâce à une action menée auprès des travailleurs sociaux et de partenaires locaux soutenus par les Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT).



Les vacances, une réponse au vieillissement de la population ?

Ce partenariat entre l’ANCV et la CNAV résulte d’un constat simple : pour anticiper les effets du vieillissement, il convient de favoriser le « bien vieillir ». Or, les vacances ne manquent pas d’avantages pour les aînés : elles permettent de rompre l’isolement en créant du lien social, mais aussi de s’inscrire dans une dynamique positive contribuant à maintenir les facultés de la personne âgée.

Depuis 2007, l’ANCV a permis à quelque 44 000 retraités de profiter d’un séjour de 5 à 8 jours en pension complète, dans le cadre du programme Seniors en vacances. Pour 360 € la semaine (transport non compris), les vacanciers – dont 40 % sont âgés de 75 ans et plus – profitent d’excursions, d’animations et d’activités bonnes pour la forme. En outre, les personnes non imposables avant déduction fiscale sont éligibles à une réduction de 50 %. Pour plus de renseignements : http://seniorsenvacances.ancv.com

Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite

Prévention canicule : protégeons nos aînés !

L’été s’annonce chaud : Météo-France prévoit en effet des températures plus élevées que la normale pour les prochains mois d’été. Les effets délétères des grosses chaleurs pour les personnes vulnérables peuvent fort heureusement être prévenus en adoptant des gestes simples et avisés. Cap Retraite vous offre quelques conseils qui vous permettront d’aider vos aînés à passer un été serein.

Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête

Chaleur et vieillesse : un cocktail dangereux

Lorsqu’une personne fragile (enfant, senior…) est exposée pendant plusieurs jours à des chaleurs intenses sans avoir la possibilité de se rafraîchir, elle risque de se déshydrater ou de voir se développer ou s’aggraver diverses pathologies (troubles cardio-vasculaires…)

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L’isolement et les facteurs liés au vieillissement (troubles de la sudation, dérèglement du mécanisme de la soif ou polypathologie accompagnée de la prise régulière de certains médicaments) rendent les aînés d’autant plus vulnérables à la canicule et à ses effets délétères.



Il est capital de savoir reconnaître les symptômes témoignant d’une hyperthermie ou d’un coup de chaleur :

- Grande faiblesse, grande fatigue,

- Étourdissements, vertiges, troubles de la conscience,

- Perte de l’équilibre,

- Propos incohérents,

- Nausées, vomissements,

- Crampes musculaires,

- Température corporelle élevée,

- Soif intense,

- Maux de tête.

 

Prendre de bonnes habitudes pour se protéger
Le ministère chargé de la santé publie des recommandations sur l’attitude à adopter en cas de chaleurs extrêmes. En voici quelques-unes qui concernent plus particulièrement les personnes âgées :

- Suivre attentivement la météo à la télévision, à la radio ou sur Internet. Respecter les conseils donnés par le présentateur.

- Boire au moins dix verres d’eau par jour (de préférence moyennement minéralisée : eau gazeuse + eau courante) ou du thé, de la tisane et des jus de fruit. Éviter l’alcool et les boissons à forte teneur en caféine et en sucre.

- Manger normalement, même sans appétit. Consommer des fruits et légumes, surtout riches en eau (pastèques, concombres…), pour augmenter les apports de liquides. Privilégier les soupes froides, laitages, compotes, sorbets…

- Porter des vêtements amples et clairs, ainsi qu’un chapeau.

- Fermer les stores des façades exposées au soleil, rafraîchir les pièces avec des linges humides.

- Allumer le ventilateur ou la climatisation et éteindre les appareils électriques produisant de la chaleur (four…) Créer des courants d’air la nuit.

- Lorsque le domicile ne peut être suffisamment rafraîchi, se rendre dans des endroits climatisés (magasins, bibliothèques…)

- Éviter de sortir lorsqu’il fait très chaud (entre 11:00 et 17:00) et s’abstenir d’activités physiques. En cas de nécessité, sortir vêtu légèrement et marcher à l’ombre. Emporter une bouteille d’eau.

- Prendre des douches ou des bains frais. Appliquer des lingettes humides rafraîchies sur le visage et humidifier la bouche. Utiliser un brumisateur pour se rafraîchir.

- Rester en contact avec les proches et le médecin traitant (qui assurera un suivi du poids et veillera à ce que la personne âgée ne se déshydrate pas). Vérifier auprès du médecin s’il y a lieu de changer de traitement médicamenteux.

- Appeler de l’aide rapidement si des symptômes alarmants apparaissent.

 

Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite

 

L’aide à domicile appelle à l’aide !

Alors que le débat sur la réforme de la dépendance progresse, le secteur de l’aide à domicile quant à lui décline. Les associations déclarent en effet rencontrer des difficultés financières depuis plus d’un an et demi, et demandent aux pouvoirs publics d’intervenir afin de les aider à redresser leur situation. Seize organismes se sont fédérés pour enclencher un dialogue auprès des autorités afin de poursuivre dans de bonnes conditions leur activité et garantir aux usagers un service de qualité. Parmi les bénéficiaires de l’accompagnement à domicile, les personnes âgées représentent bien entendu une part importante. Il est donc urgent d’agir pour préserver ce public sensible.

Article de Cap Retraite sélectionné par Coeur en Fête

Une réforme fiscale malvenue

Fragile depuis 2009, le secteur de l’aide à domicile pâtit d’un manque de ressources notable, ayant pour conséquences la multiplication des faillites. La réforme sur les niches fiscales, réduisant les exonérations de charges patronales depuis le début de l’année, renchérit de 15 % le coût de l’emploi de personnel. Certes, l’État réalise une économie, mais seulement au détriment de la profession. Cette dernière, qui emploie actuellement 300 000 personnes (dont une large proportion de femmes) a été contrainte de se séparer de 10 000 d’entre elles en 2010. L’offre se réduit de telle sorte qu’il devient compliqué pour les familles de trouver une auxiliaire de vie présente en nombre d’heures suffisant aux côtés de leur proche. Les aidants doivent donc songer à organiser leur emploi du temps différemment afin d’assister la personne âgée, ce qui n’est pas toujours compatible avec des obligations familiales et professionnelles inflexibles. Cette situation inquiétante risque de se dégrader davantage à l’avenir, les directeurs d’association affirmant aujourd’hui que des suppressions de postes supplémentaires seront nécessaires pour sauver l’activité.

Offrir une aide aux associations de maintien à domicile

Emmanuel Verny, directeur de l’Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles (UNA) ne mâche pas ses mots : “Notre situation est mauvaise depuis plus d’un an et demi”. Il estime qu’une enveloppe de 100 millions d’euros serait nécessaire pour redresser la situation. Cependant, les organismes peinent à trouver le financement nécessaire. Les Conseils Généraux peuvent difficilement participer, étant donné qu’ils doivent faire face à un déficit record de leur trésorerie, dû aux dépenses de l’APA remboursées seulement à hauteur de 30 % par l’État aux collectivités locales. Roselyne Bachelot, la ministre des Solidarités, avait évoqué l’octroi d’un fonds de 50 millions prélevés sur les crédits de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, mais pour l’heure, aucune décision n’a été prise.

En attendant une issue, les professionnels de l’aide à domicile œuvrent pour assurer au mieux le bien-être des personnes fragiles, âgées ou handicapées.

Source Cap Retraite, site de conseil en maison de retraite